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Le rôle de la Croix-Rouge face aux défis humanitaires des quatre dernières années...

Dans la foulée de la 7ème Assemblée Générale de la Croix-Rouge du Burundi, le Président de la Société Nationale a présenté son rapport moral qui retrace les défis humanitaires auxquels le pays a eu à faire face tout au long des 4 dernières années. Monsieur Pamphile KANTABAZE a choisi la méthodologie chronologique, partant des phénomènes El-Nino et La Nina qui ont occasionné de nombreuses pertes humaines et matérielles à l'aube de 2014 jusqu'aux dernières épidémies de choléra et de malaria en passant par l'insécurité alimentaire. Il a n'a pas passé sous silence le VIH/Sida, les violences sexuelles et basées sur le genre, les troubles civils de 2015 et le mouvement de population qui en est découlé.

Face à tous ces défis, l'action de la Croix-Rouge a été mise en exergue à travers le rapport du Secrétaire Général. D'entrée de jeu, Anselme KATIYUNGURUZA  a tenu à signaler que les 4 dernières années correspondent  avec le plan stratégique 2014-2017, un outil de planification qui prônait l'intégration de tous les programmes Croix-Rouge. "Révolutionnaire à nos avis, ce plan stratégique nous a permis de répondre efficacement à toutes les urgences aussi bien naturelles que sanitaires", a dit Anselme KATIYUNGURUZA. Le rapport du Secrétaire Général insiste sur le fait que la Société Nationale a toujours été au chevet des vulnérables en tout temps, en tout lieu et surtout en phase avec les principes d'indépendance et d'impartialité." Les seuls cas des troubles civils de 2015 et les inondations tristement célèbres, dites de Gatunguru sont parlants", rappelle-t-il.

Le rapport du Secrétaire Général était d'autant plus rassurant que même pour l'avenir, la Croix-Rouge du Burundi se trouve bien positionnée pour faire face aux défis humanitaires. Anselme KATIYUNGUZA  a fait savoir que la Société Nationale dispose de plus de 3000 brigadiers d'urgences et près de 400000 volontaires capables d'administrer les premiers soins, ceux qu'on appelle communément ''secouristes''. Bien plus, grâce à la Croix-Rouge du Burundi, chaque colline du pays peut compter sur au moins 20 personnes capables de faire la prise en charge communautaire du VIH/Sida, la tuberculose et le paludisme. Le Secrétaire Général n'a pas raté l'occasion de dire à l'assemblée que la Société Nationale compte parmi ses volontaires des personnes formées en métiers utiles au développement communautaire. "Nous avons aussi formé autour de 2000 volontaires qui sont capables aujourd'hui d'encadrer et accompagner les victimes des violences sexuelles et basées sur le genre.

Le président et le Secrétaire Général de la Croix-Rouge du Burundi ont tous les deux rendu un hommage vibrant au x vaillants et infatigables membres et  volontaires sans lesquels la Société Nationale n'aurait pas la renommée qu'elle a  aujourd'hui aussi bien au pays qu'en international.